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Le laboratoire SPHERE (methodS for Patients-centered outcomes and HEalth REsearch, INSERM UMR 1246, Université de NantesUniversité de Tours) et la société IDBC (groupe A2com) ont décidé de créer ensemble le Laboratoire Commun RISCA (Research in Informatics and Statistics for Cohort-based Analyses)

 

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Actualités & Blog du LabCom

Incidence et prévalence, comment ne plus les confondre !

08/04/2019

Concepts clefs de l’épidémiologie, l’incidence et la prévalence sont parfois sources de confusion.

 

La prévalence n’est autre que le nombre de personnes avec une caractéristique donnée dans une population rapporté au nombre de personnes composant ladite population à un moment donné.

 

 

 

 

Soit un service d’obstétrique ayant reçu 30 patientes en juin. Douze d’entre elles présentent un diabète gestationnel à l’admission, la prévalence de ce diabète dans ce service au mois de juin était de douze sur trente, c’est-à-dire 40%.  En juillet, dix patientes ont été admises dont deux avec un diabète gestationnel. La prévalence du diabète au mois de juillet sera donc de deux sur dix donc 20%. On peut donc voir la prévalence comme une photo de la population à instant donné.

 

 

 

 

Si l’on s’intéresse à la survenue de nouveaux cas, typiquement pour des études de cohortes, l’incidence sera une mesure plus pertinente.

 

L’incidence est définie comme le nombre de nouveaux cas sur le nombre de sujets à risque sur une durée déterminée.

 

 

 

Disons que parmi les 8 patientes sans diabète gestationnel admises en juillet, six vont en déclarer un durant le mois d’août. L’incidence à la fin du mois d’août sera donc de 6 sur 8 donc environ 75%. Et la prévalence à la fin du mois d’août sera de 8 sur 10 donc 80%.  Ceci est bien sur un exemple pédagogique, en pratique il faudrait inclure dans ce calcul les nouvelles patientes admises et exclure celles ayant accouchées et n’ayant plus de diabète gestationnel. 

 

L’incidence telle que nous l’avons présenté est communément appelée incidence cumulative. Elle est utile pour communiquer une notion de risque : quelle est la probabilité que ce patient soit atteint de cette maladie dans la période donnée ?

 

Dans certains cas, le taux d’incidence doit être préféré car il permet de gérer les patients dits « censurés » (par exemple ceux dont nous sommes sans nouvelle, suite à un transfert de service ou d’hôpital par exemple) ainsi que les données répétées (le patient va tomber malade plusieurs fois durant la période). Ainsi ce taux d’incidence peut être exprimé comme le nombre de cas pendant la période d’observation pondérée par la durée de suivi. Il donnera une indication instantanée de la fréquence à la laquelle la maladie surviendra.

 

Prenons trois patients suivies respectivement huit, quatorze et dix-huit mois. Deux de ces patients ont fait l’évènement. Nous avons ainsi un échantillon de 40 personnes-mois avec un taux d’incidence de 2/40 personnes-mois. Donc chaque mois, 5 nouveaux cas surviennent parmi 100 personnes semblables à celles de l’échantillon.

 

 

 

 

 

 

Pour aller plus loin :

 

 

 

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